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4 façons de renforcer les droits numériques en Afrique de l’Ouest et au Sahel

4 façons de renforcer les droits numériques en afrique de l'ouest et au sahel

La transformation numérique est un facteur essentiel du renforcement des droits humains et de la gouvernance démocratique, car elle peut fournir des outils qui améliorent la transparence, la responsabilité et la participation effective du public. Si la transformation numérique de l’Afrique progresse, la fracture numérique reste importante. Selon Afrobarometer, 46 % de la population africaine n’utilise jamais l’internet.

Face au rétrécissement de l’espace civique et à la répression croissante de la société civile, l’espace en ligne est un refuge pour les activistes. Les outils et réseaux numériques leur permettent de s’organiser, de sensibiliser et de mobiliser les citoyens, comme on l’a vu au Togo, en juin 2025, où Internet a été utilisé pour appeler à la mobilisation. Cependant, les régimes autoritaires ripostent et redoublent de surveillance, ce qui rend encore plus difficile et risqué de s’engager en ligne en sécurité. Dans le pire des cas, les pays ont même eu recours à la réduction de la bande passante ou à la coupure d’Internet, comme on l’a vu lors du référendum de septembre 2025 en Guinée et des élections d’octobre 2025 au Cameroun. La région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est également confrontée à une campagne de désinformation massive menée par des acteurs extérieurs et diffusée par des populations ne disposant pas d’un environnement médiatique solide et d’une culture numérique.

Dans ce contexte, la Cohorte Démocratie & Jeunesse (YDC) a élaboré cette série de recommandations politiques à l’intention de la Commission de l’Union africaine, de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et des institutions régionales (CEDEAO, CEEAC).

Ces recommandations s’appuient sur l’expérience des membres de la YDC dans 8 pays d’Afrique de l’Ouest : Cameroun, Tchad, Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Sénégal, Togo. Ces organisations sont des organisations de jeunesse qui défendent les droits numériques et qui sont soutenues dans le cadre du projet Digitalise Youth.

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L’Union africaine doit fournir des normes législatives et des outils pratiques aux États africains pour protéger la démocratie numérique et les droits numériques sur la base des conventions existantes.

Les éléments clés de cette interprétation officielle sont les suivants :

  • la sauvegarde des droits et des libertés dans l’espace numérique ;
  • renforcer la participation numérique du public et l’utilisation d’outils numériques dans les processus de gouvernance ;
  • faire progresser l’inclusion et l’équité dans la transformation numérique ;
  • la lutte contre les menaces que les technologies numériques font peser sur la démocratie ;
  • la définition des rôles des acteurs étatiques et non étatiques ;
  • l’établissement de critères de référence pour évaluer la conformité des États.
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Cette campagne est menée par la Cohorte Démocratie & Jeunesse dans le cadre du projet Digitalise Youth, soutenu par la Digital Democracy Initiative et mis en œuvre par :

European Partnership for Democracy
Africtivistes
CFI Media Development
Code for Africa
kofi annan foundation
World Scouting